« Entrez et passez à notre comptoir pour les repas à emporter », conclut cette publicité visible il y a quelques semaines sur la rue St-Denis à Montréal. Ah, si seulement c’était aussi simple pour tout le monde !
Malheureusement, comme le dévoilait Banques alimentaires Québec le 16 novembre dernier, on assiste, au Québec, à une augmentation importante du nombre de personnes ayant eu recours aux programmes de dépannage alimentaire cette année : en 2010, il y a eu 38 % plus de personnes qui ont été aidées (incluant les services de repas). C’est dire que la population du Québec se maintient parmi les plus touchées par l’insécurité alimentaire.
Sur l’insécurité alimentaire
On parle d’insécurité alimentaire pour décrire «l’état dans lequel se trouve une personne, ou un ensemble de personnes, qui est privée d'un accès à une quantité de denrées saines et nutritives suffisante pour assurer sa croissance et son bon développement et lui donner la possibilité de mener une vie saine et active.»1 Depuis les années 90, l’insécurité alimentaire est reconnue comme un problème de santé publique et comme un problème social grave au Canada.2
Déjà, à elle seule, l’expression suffit à faire comprendre l’ampleur du stress vécu par les personnes touchées. Imaginez maintenant le quotidien de ces personnes et de ces familles obligées à faire face à la privation alimentaire.
MANGER : un positionnement positif et des solutions réelles
Banques alimentaires Québec a eu l’idée originale de changer notre perception en parlant de «manger» plutôt que de «faim». L’idée de la campagne est de faire des Québécois des porteurs de solutions pour enrayer l’insécurité alimentaire chez nous.
Des vidéos ont d’ailleurs été tournées un peu partout au Québec et pour présenter des témoignages de gens qui, sur le terrain, offrent des pistes de réflexion. Vous pouvez voir les capsules dès maintenant !
1. Définition de l’Office québécois de la langue française.
2. Source : Document de travail sur l'insécurité alimentaire individuelle et des ménages.