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Bilan-Faim 2015: Hausse de près de 100 000 demandes d’aide alimentaire d’urgence.

Les demandes d’aide alimentaire d’urgence au Québec sont à la hausse encore une fois cette année et les banques alimentaires manquent de ressources pour y répondre.

En effet, selon les résultats de l’enquête Bilan-Faim 2015 réalisée pour les Banques alimentaires du Québec, ce sont plus de 1,7 millions de demandes qui sont faites par mois dans la province : une hausse de près de 100 000 demandes au total par rapport à l’an dernier. Parmi ces demandes, plus du tiers sont pour des enfants.

Le Bilan-Faim est une enquête annuelle qui fournit des renseignements sur le taux d’utilisation des banques alimentaires du Québec et sur le portrait des personnes qui ont recours à cette aide.

Le bilan de cette année révèle que dans un mois typique, les organismes desservis par les Moisson (banques alimentaires régionales) du réseau des Banques alimentaires du Québec répondent à 1 700 821 demandes. Parmi ces demandes, 342 987 paniers de provisions ont été donnés pour des familles de 1 à 6 personnes en situation de pauvreté au Québec, 501 890 collations et 855 944 repas ont également été servis (incluant cuisines collectives et popotes roulantes).

« Les demandes augmentent sans cesse, mais nous avons toujours un manque de denrées sans compter le manque de fonds pour récolter plus de dons en nourriture.  Les enfants et les aînés, parmi les plus vulnérables de la société, sont de ceux qui sont le plus touchés par la faim au Québec.  La situation est alarmante et nous avons besoin de l’aide de tous pour donner à manger à ceux qui ont faim au sein de notre communauté. 1 $ donné aux Banques alimentaires du Québec nous permet de donner l’équivalent de 3 repas » déclare Zakary O. Rhissa, directeur général des Banques alimentaires du Québec.


Faits saillants du Bilan-Faim 2015 :

  • Hausse des demandes d’aide alimentaire mensuelles :
    • 1 700 821 comparativement à 1 601 115 en 2014.
  • 36 % des demandes sont pour des enfants de moins de 18 ans.
  • Manque de denrées chez les organismes :
    • 49,1 % ont dû donner moins de produits
    • 13,4 % ont du fermer tôt ou ne pas ouvrir leurs portes
  • 25,5 % des demandes proviennent d’immigrants ou de réfugiés, une hausse de près de 3 % par rapport à l’an dernier.
  • 14 % des ménages ont été servis pour la premières fois en 2015.
  • 10,5 % des demandes proviennent de gens ayant un revenu d’emploi.

 

Version complète du rapport Bilan-Faim Québec 2015 disponible au : www.banquesalimentaires.org/BilanFaimQc2015   

Source : Communiqué de presse